Déjà une semaine de stage à Paris. Et, fait ô combien surprenant, le "métro-boulot-dodo" semble déjà être de circonstance.
7h15 : On se lève, un peu dans le cirage… rapidement, on lève les stores et aperçoit les toits et immeubles de Paris. Pas de Vercors ni de Belledonne à l’horizon (sic),
c’est le moins que l’on puisse dire.
8h10 : Direction le métro. Du bol, deuxième station de la ligne : pas grand monde à l’intérieur, et même des places assises libres !
8h15-8h55 : Tout le monde descend à Nation, remonte à République, redescend à Havre-Caumartin (dont moi). Au bout de deux-trois fois, on a compris quelles étaient les « stations debout »
et les « stations assis ». Je vais pas vous refaire un topo de ce qu’est le métro parisien, mais il y a des choses qui marquent, même si pour les habitués, ben, c’est « normal » : « Ce métro ne
prend plus de voyageurs [en clair, « tout le monde descend »], on annonce un voyageur sur la rame. » ou encore « Ce métro ne prend plus de voyageurs (bis), on annonce un colis suspect à la
station … ». À savoir que le coup des « colis suspects » est monnaie courante ici, à croire que ce sont les seuls mots qui fassent réagir les gens (ils ne le montrent pas, comprenez, ils sont
blasés, ils ont tout vu, mais bon, ils partent comme même).
8h55 : Sortie de station Porte de Champerret, principalement accompagné d’hommes (peu de femmes, oui) en costard-cravate avec le pas pressé. C’est pas La Défense, mais bon, nombre de sociétés de
consulting, de gestions d’actifs et autres bureaux y sont installés, donc, bon. Et puis, un peu plus loin, c’est Neuilly, tout de même… Je profite des derniers instants avec ma musique dans les
oreilles, et puis, c’est parti !
9h00 : Faut taper successivement deux codes d’entrée pour accéder aux bureaux (mdr), passer devant les bureaux d’employés d’une société de gestion d’actifs qui loue nos bureaux, et là, on arrive
dans mon bureau. Enfin, un bureau à côté de celui de l’assistante/secrétaire d’Euresa puisque, bon, je suis stagiaire, pas PDG. Sinon, directement au boulot (le directeur général et son attachée
sont déjà là), il faut trouver un truc à faire assez soft du début, sinon, la machine se met difficilement en route.
10h00-11h00 : Réveillé, l’estomac l’est aussi, et demande son dû. Patience, il va falloir attendre encore presque deux heures…
13h00 : Enfin la pause déjeuner, j’avais faim ! Signalons comme même que le DG et son attachée ne sortent pas pour déjeuner, mais le font dans la salle de réunion (comme
beaucoup d’employés de la société d’à-côté d’ailleurs) pour ne pas perdre du temps. En même temps, ils n’ont pas tout à fait tort : il y a un McDo, une sandwicherie US, des japonais… Alors, on
compose, et pis bon, on ne fait pas la fine bouche, on a faim !
14h00 : C’est reparti sur un train… de sénateur. Et oui, la digestion, ça ralentit le trafic neuronal, alors faut pas trop me presser pendant une bonne heure…
17h30 : A moi la liberté ! Non pas que ce soit un bagne, ou que ce soit inintéressant (au contraire, les projets qu’il m’est donné de travailler sont vraiment dans la droite
ligne de ce qui m’intéresse), mais bon, la vie en bureau, c’est pas stimulant ; surtout que dans une organisation fonctionnant en projets (nous sommes cinq, dont une assistante, avec chacun nos
projets respectifs, et donc les contacts de plus d’une minute se mesurent sur les doigts d’une seule main par jour), il est difficile d’entretenir ses relations sociales. Comme dirait un collègue
(éhéh, usage d’un terme du monde professionnel ; arf, je commence à en devenir …), on fonctionne tous plus ou moins en free-lance, et donc Caméra Café, c’est pas chez nous !
17h00-20h00 : J’essaie de sortir dans Paris, visiter, découvrir. Ca c’est pour la volonté. Après, dans les faits, je passe plus de temps dans le métro (correspondances
ratées, mauvais sens, etc) que dehors à profiter de la Capitale. Mais bon, j’aimerais bien, maintenant que j’ai pu voir deux-trois coins sympas, aller lire tranquillement dans les Jardins du
Luxembourg (tranquillité, quand tu nous tiens…) ou bien découvrir les bibliothèques/librairies de la ville, histoire de pas ressortir trop con de mon escapade parisienne !
20h00 (plus ou moins hein, je vous rappelle que le métro et moi, on fait deux) : Un repas bien mérité, préparé par les soins de ma grand-tante, Tata Y’ette ! Franchement, ça fait plaisir et ça
change de ne plus manger ce que tu te fais toi-même (« On fait quoi ce soir ? » ; « Euhh, des pâtes … ? »), alors c’est vrai, j’en profite…
21h30 (ou presque) : Téléphone avec ma chérie (que je l’aime !), ça fait du bien et c’est un des moments de la journée qui réjouit, rend heureux… un soleil dans la brume
parisienne.
Bon, ça ne veut pas dire que je n’aime pas la vie parisienne, au contraire, je suis sûr qu’elle peut être très chouette. Mais bon, au début, où que l’on soit, c’est pareil, il faut du temps (et,
en plus, Paris est une ville qui intimide)… et puis, je n’ai pas à me plaindre niveau logement et niveau boulot. Alors je suis bien, surtout quand je sais que, tout autour de moi, il y a encore
plein de choses à voir (en solo ou avec ma Nanou, et/ou les amis et la famille !)
23h30 (ou presque) : Les stores se ferment. Pour mieux les rouvrir demain.
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